Pessoa... CLESI... Arrêtons l'hypocrisie !




Pessoa... CLESI... Arrêtons l'hypocrisie !
La profession (enfin, ses représentants séculaires auto-mandatés), semble se retrouver unie contre l'implantation de l'université privée Pessoa dans plusieurs villes en France, pour y former des kinés, psychologues, orthophonistes, pharmaciens, et , HORREUR, des odontologistes !
 
Il est bon de rappeler que les CLESI (nouveau nom des Pessoa) ont rempli toutes leurs obligations d'autorisation administratives françaises et européennes, et que leurs titres de formation seront donc reconnus par les états membres de l'Union,
- au même titre que les praticiens français ou étrangers formés en Belgique ou en Roumanie, et titulaires d'un diplôme belge ou roumain,
- au même titre que les praticiens libanais, marocains, tunisiens, algériens, sénagalais ou d'autres pays africains francophones qui après avoir été exploités quelques années par l'AP-HP, ont pu obtenir par concours ou l'entregent d'une commission ad-hoc, une autorisation d'exercer en France
- au même titre que les praticiens brésiliens ou d'Amérique du Sud qui ont obtenu une équivalence de diplôme au Portugal ou en Espagne, et peuvent dès lors s'installer partout en Europe.
 
Il faut chercher ailleurs des raisons valables à cette opposition pusillanime : ne serait-ce qu'une façade, un leurre pour détourner la profession des catastrophes attendues en juin prochain, et acceptées sans l'ombre d'une contestation?
 
ou alors une opposition au système privé d'éducation payante, pourtant plébiscité pour nos propres enfants, et en plein essor dans les pays où l'éducation n'est pas nationale, mais tournée vers l'avenir et soucieuse de l'intérêt général et de l'avenir des formés,
 
Enfin, on ne peut à la fois réclamer une augmentation du nombre d'étudiants admis chaque année en faculté, qui va de pair avec une augmentation des moyens (ce que l'Etat ne veut assumer) et s'opposer à ces implantations d'universités privées qui ne demandent surtout pas d'argent public.
 
Comment lutter autrement contre la désertification de nos campagnes ?
 
Alors..oui aux écoles privées, oui à l'indépendance de formation, oui à la perte de pouvoir des doyens au autres chefs de service sur des filières de formation uniques et fermées, oui à l'ouverture à d'autres enseignements, sans dogmes ni préjugés, oui aux voies parallèles de formation en dehors du mammouth de l'éducation nationale, oui aux CLESI.
 
Hervé PARFAIT